L’Union des syndicats du Congo (USC) que dirige Anne Marie Nzila, a organisé du 12 au 17 mars, une formation aux identificateurs qui se déploieront sur le terrain afin d’aborder les femmes domestiques sur le vécu de leur quotidien.   

Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet d’appui aux femmes victimes de violences économiques « femmes domestiques ». Les identificateurs se déploieront très prochainement à Brazzaville pour les écoutes, a indiqué la présidente de USC déclarant : « Nous nous sommes lancés dans un processus et nous devrions y arriver. Nous comptons sur votre travail de terrain afin de faire aboutir ce projet. Vous ne serez pas seuls sur le terrain car les dispositions sont prises dans les quatre arrondissements en vue de faciliter le travail d’élaboration de ce micro projet amorcé sur l’identification des femmes victimes des violences économiques dans l’exercice de cette profession ».

Anne Marie Nzila a, rappelé aux apprenants que l’heure est venue de lier la théorie à la pratique. Le pré-sondage leur permettra de tâter le terrain pour mieux comprendre les causes des sévices de ces femmes de ménage et l’implication des employeurs. « Allez-y et ramener nous les informations susceptibles d’amener les autorités parlementaires et gouvernementales à changer de regard vis-à-vis de cette couche sociale et de les considérer au même titre que les travailleurs en, ratifiant la convention C.189 de l’Organisation internationale du travail sur le travail domestiques » a-t-elle renchérie.

Notons que pendant six jours, les apprenants ont été édifiés notamment sur le contexte, les techniques utilisées pour aborder ces travailleuses et bien d’autres.

Le facilitateur de la formation, Djoehs Kaya a déploré à son tour, que le travail de domestique est moins apprécié au Congo. Selon lui, ces femmes sont également victimes aux autres formes de violences qui surpassent le simple caractère physique. A cet effet, il a épinglé dans ces enseignements les problèmes à résoudre, doigté la population cible et recadrer les avantages ainsi que les difficultés de la profession.   

Lestrille Brunivette Moukassa, une des participantes à cette formation se dit très ravie de passer près d’une semaine à apprendre les conditions auxquelles ses consœurs exercent dans ce domaine. « Nous apprenons beaucoup de chose à leur égard. Ces femmes sont souvent victimes de maltraitance et d’arrêt de travail sans salaire. Elles sont utilisées sans contrat de travail et sont incapables de dénoncer leurs employés aux services habilités»a déploré cette dernière.

Rappelons que ce projet de formation initié par l’Union des Syndicats du Congo (USC) et cofinancé par l’Agence Française de Développement et l’Union Européenne,  entre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des droits des femmes en ce mois de mars.

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
17 − 12 =