Arraché à l’affection des siens, le 29 avril dernier, le colonel Michel Gangouo, ancien secrétaire d’Etat à la défense, sera inhumé à Mbé, dans le district de NGabé. Peu avant le départ de son corps sans vie pour la terre de ses ancêtres, le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso s’est incliné devant sa dépouille, à l’occasion de la cérémonie d’hommage organisée au Palais des congrès, ce 07 mai 2019.

La cérémonie a été organisée dans le hall du palais des congrès. Ici, le décor correspond à l’événement, le deuil : femmes, hommes, jeunes comme vieux, de noir vêtus ont une mine de tristesse. L’atmosphère est lourde : pleurs par-ci, chagrins par-là, émotion par là-bas. La bière renfermant le corps inanimé de l’illustre disparu, entouré de drapeau nationale, vert-jaune-rouge est au milieu de l’assistance composée des parents, amis, connaissances, mais surtout des corps constitués nationaux.

Le président de la République, attristé par la disparition d’un de ses compatriotes et frères d’armes, a fait le déplacement du Palais des congrès. Il a honoré la mémoire de l’illustre disparu, en s’inclinant devant sa dépouille, après avoir déposé une gerbe de fleurs. Puis, il a moralement, réconforté la famille éplorée.

Le parcours terrestre du colonel rappelé à Dieu a constitué l’oraison funèbre lu par ministre de la défense Charles Richard Mondjo pour qui, « un enfant du pays a disparu, un ami nous a quitté, un grand homme a franchi le cap de l’éternité, comme nous témoignons… » La mort, a-t-il déclaré est « réversible du principe humain ».

Né en 1947 à Mbé, dans le district de Ngabé, le Colonel Gangouo Michel a fait ses premières classes à l’école primaire de son village natal, qu’il quitta pour poursuivre ses études secondaires à Brazzaville, au lycée Pierre Savorgnan De Brazza. C’est en 1965 qu’il fut appelé sous le drapeau, après sa sélection par le bureau français de recrutement, parmi les dix jeunes lycéens mobilisés à cette époque.

Pour parfaire son engagement militaire, Michel Gangouo est envoyé en formation en Union soviétique (actuelle Russie) où il en sortira diplômé avec comme spécialité, mines et explosifs. D’autres formations en Chine et en Union soviétique, il sort spécialisé en sciences politiques.

Feu Michel Gangouo a occupé tour à tour les postes de commandant de la zone militaire de Pointe-Noire, responsable de la structure en charge des réfugiés au ministère des affaires étrangères. En 1991, il est nommé secrétaire d’Etat à la Défense près le premier ministre, André Milongo, avant de regagner en 1992, le ministère de la défense nationale où il a exercé en qualité de directeur des renseignements extérieurs. En 1997, il est nommé directeur de l’entretien routier au ministère de l’équipement et des travaux publics. C’est en 2003 qu’il a fait valoir ses droits à la retraite.

Selon le ministre de la défense nationale, Charles Richard Mondjo, Michel Gangouo aura véritablement été un homme aux trois passions avérées et affirmées : l’Armée, la Politique et la Culture. Il a reconnu en lui un officier supérieur rigoureux et intellectuellement discipliné.

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