Deux audiences sur la criminalité faunique auront lieu le 31 mai 2019 dans les Tribunaux de Grande Instance d’Impfondo, dans le Département de la Likouala et de Sibiti dans la Lékoumou.

A Impfondo, il s’agit de la comparution de sept présumés trafiquants des produits de faune, pour réquisitions et plaidoirie. Ils avaient été arrêtés le 27 février 2019 dans cette même localité, en flagrant délit de détention et circulation de neuf morceaux d’ivoire, d’un sac d’écailles de pangolin géant et d’une peau de panthère. Ils sont également poursuivis pour importation desdits produits et présomption d’abattage des espèces animales intégralement protégées.

C’est un réseau de présumés trafiquants des produits de faune dans lequel on trouve les centrafricains, les congolais de la RDC et ceux de Brazzaville. Ils ont été interpellés par les agents de la direction départementale de l’économie forestière et les éléments de la gendarmerie nationale avec l’appui du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage). Les produits saisis proviendraient pour certains de la RDC et pour d’autres des localités du département de la Likouala. Leur point de chute est la ville d’Impfondo où ils ont l’habitude de vendre ces produits. Ces derniers ont chacun un rôle bien déterminé dans ce trafic : démarcheur, vendeurs, transporteurs…

A Sibiti dans le département de la Lékoumou, il sera question de l’affaire d’un présumé délinquant faunique, poursuivi pour abattage d’éléphants. Ce dernier avait été appréhendé le 27 novembre 2017 à Zanaga, dans la Lékoumou. Ce prévenu va comparaître ce 31 mai 2019 pour réquisitions et plaidoirie. Le verdict de cette affaire sera connu sous peu. Au cours des précédentes audiences, ce présumé délinquant faunique avait reconnu les faits qui lui sont reprochés.

En République du Congo,  l’éléphant, la panthère et le pangolin géant sont des espèces animales intégralement protégées, conformément à l’Arrêté n°6075/MDDEFE / CAB du 9 avril 2011 déterminant les espèces animales intégralement et partiellement protégées.

De même, la législation nationale, conformément à l’article 113 alinéa 6 de la loi 37-2008 de 2008, prévoit une peine d’emprisonnement jusqu’à cinq ans et cinq millions de FCFA maximum d’amende contre quiconque aura importé, exporté, commercialisé ou fait transiter sur le territoire national des animaux sauvages ou leurs trophées en violation de cette loi ou des conventions internationales en vigueur au Congo.

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