La fête de la saint sylvestre sera sublime pour certains, mais un véritable tracas pour les habitants de Talangaï résidant le long de la rivière Tsiemé suite à la pluie qui s’est abattue dans la nuit du 29 au 30 décembre 2018.

A Brazzaville, comme à l’accoutumée quand il pleut sévèrement, certains quartiers sont envahis par des eaux de pluie. Notamment, au niveau des collecteurs non aménagés, le cas de la rivière Tsiemé jusqu’ici laissés pour compte dans le vaste programme d’aménagement des cours d’eau qui traversent la ville capitale. Contrairement à la rivière Madoukou et la Mfoa.

En effet, du pont de Mikalou à Talangaï en passant par le pont de la Tsieme jusqu’à l’église catholique Saint Augustin, le constat est alarmant. Le pont de mikalou inondé de toutes parts, des maisons englouties par le sable et des routes quasi obstruées par le même sable qui oblige les usagers d’entreprendre avec les moyens du bord des initiatives de désensablement dites ‘‘simba pêle’’. Tout ceci en lieu et place de la mairie qui n’est pas toujours prompte à jouer sa partition d’assainissement.

Revenons sur le pont de la Tsiemé qui s’est affaissé depuis des lustres occasionne à la tombée des pluies, les embouteillages monstres dus à son engloutissement sous les eaux sans que les services compétents n’en fassent une priorité. Pourtant semble-t-il : ‘‘Cette œuvre a coûté près de 2 milliards de F CFA à l’Etat congolais, est un pur gâchis’’ a déclaré une habitante qui a requis l’anonymat.

Autres dégâts causés par cette pluie, est la grotte mariale de l’église catholique Saint-Augustin complètement noyée par la rivière Tsiémé qui est sortie de son lit. Ce sinistre tombe bien mal en ce jour de prière qui restera un dimanche pas comme les autres car les chrétiens de cette église n’ont pu adresser à la sainte vierge la ferveur de leurs prières en cette fin d’année.

Par ailleurs, dans les rues Nkouma, Abolo et Maloukou où les populations se sont retrouvées les pieds dans l’eau, les jeunes du quartier ont tourné le malheur à leur avantage en proposant à la fois des bottes et la traversée sur le dos aux personnes voulant se rendre d’un point à un autre du quartier moyennant 250 F CFA.

En 2019, ce qui est sûr les travaux d’aménagement des zones d’habitations concernées par le Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires (DURQUAP) démarrent dès le premier trimestre. Ils porteront entre autres, sur le pavage des voiries urbaines et la réhabilitation des infrastructures dans certains quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire.

Notons que ces dégâts (inondation, ensablement et érosions) sont survenus au lendemain du discours du président de la République Denis Sassou Nguesso sur l’état de la nation où il épingle le traitement définitif des érosions, notamment celle de Ngamakosso. Attendons voir ce que 2019 nous apportera du côté des gouvernants.

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